Le bonheur s’apprend.

L

Je me souviens de ton visage,  quand tu as passé le seuil de ma porte. Un demi-sourire signe d’un homme à moitié comblé, un regard lumineux proche de l’extinction, dans tes paroles le poids de tes problèmes d’hier et de demain. Pourtant, je le sentais, mon ami plein de tendresse, au coeur chaud et à l’esprit vif était là, quelque part derrière ces murs que le temps dresse. Un grand corps malade en somme, une bête pleine de force attendant la fin de l’hibernation. Tu t’en souviens ? Te souviens-tu de tes premières paroles ? Tu cherchais cette part de bonheur qui manquait dans ta vie pourtant presque heureuse. Tu voulais comprendre ce qui rendait les gens heureux pour partager ce mets avec eux. La réponse resterait toujours la même aujourd’hui : quand on souhaite devenir boulanger, on étudie le pain. Quand on souhaite devenir un escroc, on étudie l’arnaque. Quand on souhaite devenir heureux, on étudie le bonheur. Ockham avait raison, les solutions les plus évidentes sont souvent les meilleures. Tu avais souri devant la simplicité de ces propos, un regard un peu condescendant d’ailleurs mais je ne t’en tiens pas rigueur ! Par où commencer ? Tu semblais être une personne qui voulait être heureuse, ton ami qui te veut du bien t’a donc proposé de continuer de faire simple et de lire le livre le plus proche. “L’homme qui voulait être heureux” par Laurent Gounelle, t’expliqua à travers l’histoire d’un homme à Bali que tes pensées étaient pour la plupart le résultat de croyances que ton esprit appliquait au monde autour de toi. Tu y as vu quelques pensées que tu partageais avec le héros être détruites au cours d’aventures ordinaires. Facile à lire et bon marché, ces quelques pages t’ont mis un orteil dans l’étrier de ton développement. Si tu es toujours en appétit de fiction après ce premier livre, L’alchimiste de Paolo Cohelo saura t’emporter lui aussi dans un voyage initiatique et poétique. Pour continuer à construire les fondations de ton avenir serein, il te faut faire une chose simple : ne penser ni au futur ni au passé. Un enseignement présent chez beaucoup : le passé et le futur sont les causes des sentiments négatifs de l’homme. Le dalaï-lama et les écritures bouddhistes en parlent (ils parlent aussi très bien du bonheur en général) mais tu peux aussi trouver cette notion décortiquée chez Eckhart Tolle dans “Le pouvoir du moment présent”. Cet homme parlant un peu trop d’un certain personnage nommé Dieu met le doigt sur la cause de nos angoisses et de nos stress. “Carpe diem” résumerons-nous, comme l’excellent Robin William dans “Le Cercle des poètes disparus” que tu peux voir ou revoir confortablement installé. En voilà un autre domaine à étudier pour approcher ce petit rien qui te manque pour être heureux : ton confort. Tu as déjà entendu parler de la zone de confort, mais tu ne sais pas  vraiment comment la définir. Étudie-la, il existe de très bonnes vidéos qui t’aideront à la quitter le plus souvent possible. Raj d’autodisciple raconte souvent ses défis mensuels, pourquoi ne pas t’en inspirer ?
Je le vois à nouveau, ce sourire que je te connaissais. Tu commences à peine à étudier le bonheur et cela semble t’affecter, un virus qui ne te rendra pas souffrant je te le promets. Il y a cependant quelques maladies à ne pas attraper. Celle de la contemplation, regarder les autres sans agir pour ton bien. Celle de l’accumulation, toujours lire plus sur n’importe quoi, s’inscrire partout mais ne se bouger nulle part. Et enfin l’adulation, bien des gourous existent et écrivent des idées séduisantes mais il faut savoir garder son sens critique et remettre en question tout ce qui peut venir à toi. Un cas d’école pourrait être le livre d’Anthony Robbins “Pouvoir illimité”, un livre à l’opposé de l’objectivité et de la rigueur scientifique. Il serait une grave erreur de le lire sans esprit critique, une plus grande encore de ne pas le lire et de ne pas profiter de la vague de motivation qu’il procure. Sur Netflix, tu trouveras un documentaire “I am not your guru” qui te permettra de cerner le personnage. Deviens sceptique, mais un bon sceptique,  comme le dirait Olivier Roland : Celui qui se dit « ça ressemble à des conneries, mais je vais expérimenter” . Tu croiseras Olivier Roland partout sur la toile si tu commences à t’intéresser à une vie plus positive, avec ses nombreux blogs et sa chaine Youtube très productive.

Un sujet si vaste et important ne peut être abordé que d’une seule manière, bien des amis t’aideront par des chemins différents. Tu rencontres dans ces lignes quelques fragments qui pourront t’offrir un déclic comme ils l’ont fait pour tant de personnes avant toi.
Un fragment auquel tu pourrais accorder un peu d’attention est le documentaire “Happy” de Roko Belic, un enchaînement de portraits saisissants dans le monde entier, dans lequel le narrateur explore les éléments qui composent une vie heureuse. De l’indien qui tire un touc-touc toute la journée aussi heureux que l’américain moyen, au vieux surfeur brésilien, en passant par cette femme incroyablement plus heureuse après un dramatique accident, tu auras de quoi être inspiré.  

Te souviens-tu de la dernière fois où tu as perdu la notion du temps ? Où tu t’es perdu dans une activité ?

Sans te révéler plus de détails que nécessaire, car je sais que tu n’aime pas ça, tu découvriras qu’une des composantes de ce bonheur est le temps que tu passes quotidiennement dans le “flow”, ce moment précis où tu es dans l’instant, que ta concentration est à son maximum et que le temps s’écoule à travers un sablier que l’on ne retourne jamais. Cette sensation, cet état s’obtient quand nous sommes dans notre élément. Ken Robinson t’aidera dans son livre “L’élément” ou dans ses interventions à comprendre ces passions, ces activités qui permettent de ressentir cette sensation de flow le plus souvent possible.
Je suis excité ! Impatient ! Excité de voir que tu es là, excité de voir tout ce qu’il te reste à explorer et à découvrir. Je connais exactement ce sentiment qui te traverse, le mélange d’un scepticisme infini, l’impression d’être face à des balivernes, des boniments de magazine people et cette intuition qui te pousse à y croire. Ce bonheur pourrait s’étudier et pourrait être un muscle à exercer quotidiennement. Prends tes haltères de bon sceptique et commence l’échauffement !

2 comments

Présentation

Un récit qui te veut du bien est un exercice de style d’un passionné de développement personnel. A travers des récits et ses discussions monologuées, comme il les appelle, l’auteur a pour objectif de recommander des médias sous toutes formes (livres, vidéos, articles etc.). Ces recommandations sont destinées à aider le lecteur intéressé par la thématique à trouver des références solides pour commencer ou parfaire son apprentissage. Savoir par où commencer est un atout lorsque l’on souhaite apporter du changement dans sa vie et c’est en cela que ces récits vous veulent du bien.

Articles récents